L’ARCEP n’approuve pas les fréquences 700 MHz de Free

D’après une étude juridique réalisée par l’ARCEP, il est trop risqué de conserver les fréquences de 700 MHz pour l’opérateur Free Mobile. Cela dit, le manque de garantie n’empêcherait pas ce dernier de bénéficier des blocs de fréquence.

Free a depuis longtemps ambitionné pour les fréquences utilisant la bande 700 MHz. Cela fait 2 ans que l’opérateur a insisté sur le fait de l’attribution de ces fréquences, même si l’appel aux candidatures ne commencera qu’en juillet prochain. Toutefois, il ne risque pas d’avoir une garantie concernant le dossier.

Selon une analyse de l’autorité de régulation, il y a trop de risques au niveau juridique pour la réservation des fréquences à ce nouvel opérateur, et cela, malgré le fait qu’il est moins équipé par rapport à ses concurrents à savoir Bouygues Telecom, SFR-Numericable et Orange.

Free Mobile n’a pas voulu contribuer aux enchères concernant les fréquences 800 MHz à l’inverse de ses concurrents. Or, les blocs à 800 MHz sont actuellement très prisés par la majorité des opérateurs mobiles. Au lieu de cela, Free a choisi les enchères se portant sur la bande 2.6 GHz et a dépensé 271 millions d’euros. De ce fait, Free espère une garantie afin de rétablir le marché, même s’il faut payer le prix exigé. S’il n’y a jamais eu de réservation de fréquence en France, cette procédure a déjà été adoptée dans plusieurs pays de l’Europe comme en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas ou en Slovénie.

Mais malgré l’absence de garantie, l’opérateur Free prévoirait d’utiliser les moyens nécessaires afin de bénéficier des blocs de fréquences. Xavier Niel a déjà manifesté sa volonté et sa détermination à ce sujet en novembre dernier. Il a annoncé la nécessité d’investir afin d’acquérir du spectre pour avoir plus de débit. Il souhaite alors voir les investisseurs prêts à investir dans le secteur des télécommunications et ceux qui y resteront longtemps.

Laisser un commentaire